Canteloube, CHANTS D’AUVERGNE “BAILERO” 羊飼いの歌

「オーベルニュの歌」より バイレロ(羊飼いの歌)です。

以前作ったものの、著作権の関係でお蔵入りしていましたが、カントルーブの著作権も切れましたので公開したものをさらにMIROSLAV Philharmonikで演奏させて作り直しました。

このオーベルニュの歌自体は、オック語の方言豊かな農村の土着な歌で、カントルーブはそれを採譜・アレンジしたのですが、一応著作権に配慮しました。 なお、この音声データは、ピアノ譜よりオリジナルにアレンジしたものですので、カントルーブオリジナルの編曲版ではありません。(オリジナル管弦楽版のスコアは高額で手にできませんでしたので・・・)



BAILEO (755)

_Pastré, dè dèlaï l’aïo, a gaïré dé boun tèn, dio lou baïlero lèrô
lèro lèro lèro lèrô baïlèrô lô!
_É n’aï pas gaïré, è dio, tu, baïlèro lèrô
Lèro lèro lèro lèrô baïlèrô lô!

_Pastré, lou prat faï flour, li cal gorda toun troupèl, dio lou baïlèro lèrô
lèro lèro lèro lèrô baïlèrô lô!
_L’èrb’ ès pu fin’ ol prat d’oïci, baïlèro lèrô
lèro lèro lèro lèrô baïlèrô lô!

_Pastré, couçi foraï, èn obal io lou bèl rîou, dio lou baïlèro lèrô
lèro lèro lèro lèrô baïlèrô lô!
_Espèromè, té baô çirca, baïlèro lèrô
lèro lèro lèro lèrô baïlèrô lô!

Verlaine+Debussy, Green (Aquarelle)

266382_117814678308084_1000Debussy Green (353)

Green (Aquarelle)

Voici des fruits, des fleurs, dis feuilles et des branches,
Et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches,
Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.

J’arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue, à vos pieds reposée,
Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encore de vos derniers baisers,

Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

 

Paul Verlaine

 

Pierre Louys – Claude Debussy, Chansons de Bilitis

La Flûte de Pan (593)

 

La Flûte de Pan

Pour le jour des Hyacinthies,
il m’a donné une syrinx faite de roseaux bien taillés,
unis avec la blanche cire qui est douce à mes lèbres comme le miel.

Il m’apprend à jouer, assise sur ses genoux;
mais je suis un per tremblante,
Il en joue aprés moi, si doucement que je l’entends à peine.

Nous n’avons rien à nous dire,
tant nous sommes près l’un de l’autre;
mais nos chansons veulent se répondre,
et tour à tour nos bouches s’unissent sur la flûte.

Il est tard,
voici le chant des grenouilles vertes qui commence avec la nuit.
Ma mère ne croira jamais que je suis restée si longtemps à chercher ma ceinture perdue.

 


La Chevelure (595)

 

La Chevelure

Il m’a dit;
“Cette nuit,  j’ai rêvé.
J’avais ta chevelure autour de mon cou.
J’avais tes cheveux comme un collier noir autour de ma nuque et sur ma poitrine.

Je les caressai, et c’étaient les miens;
et nous étions liés pour toujours ainsi,
par la même chevelure, La bouche sur la bouche,
ainsi que deux lauriers n’ont souvent qu’une racine.

Et peu à peu, il m’a semblé, tant nos membres étaient confondus, que je devenais toi-même,
ou quw tu entrais en moi comme mon songe.”

Quand il eut achevé,
il mit doucement ses mains sur mes épaules,
et il me regarda d’un regard si tendre,
que je baissai les yeux avec un frisson.

さくら横ちょう

日本人ならこのメロディーがきっと好きなはず・・・ この曲の言葉も好き と思えてなりません。

桜の花が満開になると、妖艶ではかないその美しさから、この世の「無常」を「美」と受け止める心を揺らされるのでしょう。

 

Paul Gravollet – Debussy, Dans le Jardin

_MG_2481Dans le Jardin (301)

Je regardais dans le jardin,
Furtif au travers de la haie;
Je t’ai vue, enfant! et soudain
Mon coeur tressillit: je t’aimais!

Je m’égratignais aux épines,
Mes doigts saignaient avec les mûres,
Et ma souffrance était divine:
Je voyais ton front de gamine,
Tes cheveux d’or et ton front pur!

Grandette et pourtant puérile,
Coquette d’instinct seulement,
Les yeux bleus ombrés de long cils
Qui regardent tout gentiment,
Un corps un peu frêle et charmant,
Une voix de mai, des gestes d’avril!

Je regardais dans le jardin,
Furtif au travers de la haie;
Je t’ai vue, enfant! et soudain
Mon coeur tressillit: je t’aimais!

Paul Gravollet

La Mer est plus belle (Trois Melodies) Verlaine – Debussy

La Mer est plus belle

 

La Mer est plus belle (299)

 

La Mer est plus belle
Que les cathédrales.
Nourrice fidèle,
Berceus de râles,
La mer sur qui prie
La Vierge Marie!

Elle a tous les dons
Terribles et doux:
J’entends ses pardons
Gronder ses courroux…
Cette immensité
N’a rien d’entêté.

Oh! si patiente,
Même quand méchante!
Un souffle ami hante
La vargue, et nous chante:
“Vous sans espérance,
Mourez sans souffrance!”

Et pius, sous les cieux
Qui s’y rient plus clairs,
Elle a des airs bleus,
Roses, gris et verts…
Plus belle que tous,
Meilleure que nous!

 

Paul Verlaine

Faure – Victor Hugo, Le papillon et la fleur

280424_130765800346305_1000Faure - Victor Hugo, Le papillon et la fleur (297)

 

Le papillon et la fleur

La pauvre fleur disait au papillon céleste;
Ne fuis pas!
Vois comme nos destins sont différents. je reste,
Tu t’en vas!
Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d’eux!
Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes
Fleurs tous deux!

Mais, hélas, l’air t’emporte et la terre m’enchaîne.
Sort cruel!
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine,
Dans le ciel!
Mais non, tu vas trop loin, -parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez!
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds!

Tu fuis, puis tu reviens, puis tu t’en vas encore
Luire ailleurs!
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs!
Ah! pour que notre amour coule des jours fidéles,
O mon roi!
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi!

Victor Hugo